21 janvier 2010 : : Mic Mac au MIC
La reunion du 17 decembre ou les maisons deditions avaient l'obligation de participer :
- Le MIC veut aller dans le sens des éditeurs pour faire diminuer les taxes levées à plusieurs niveaux sur le papier et livres : à l’importation, chez les imprimeurs, à la vente des livres (et on ne parle pas encore de la TVA qui risque de nous tomber dessus). Comment le MIC s’y prendra-t-il ? A suivre…
- Durant la réunion, la directive de faire choisir les éditeurs entre les livres enfants ou les livres pour adultes ou… a soulever un tollé général car cela aurait condamner plusieurs maisons d’éditions. Certains n’ont pas envie de choisir. Le MIC a finalement reculé sur cette idée<
- Les éditeurs doivent obtenir une licence spéciale du MIC pour publier à leur nom, en dehors des licences déjà obtenues auprès du Ministère du Commerce et de l’Industrie, et de l’information et de la culture au niveau provincial. 9 documents sont nécessaires pour obtenir cette autorisation qui « éviterait » de faire lire et corriger chaque nouvel ouvrage. Néanmoins, il faudrait quand même solliciter le numéro de publication. La responsabilité de l’ouvrage serait alors la totale responsabilité de l’éditeur et le MIC ne serait plus impliqué. Ces documents sont
- Le formulaire de demande
- Le calendrier des publications pour l’année à venir avec imprimeurs, prix de vente, etc…
- Situation géographique des bureaux,
- Structure de la maison d’éditions : responsables, employés,…
- Règlement interne, données sur les salaires,…
- CV éditeur et responsables
- Certificat études de l’éditeur
- Certificat de bonne vie et mœurs (casier judiciaire)
- Photos
Sans l’obtention de la licence, on ne pourra prétendre au titre de maison d’éditions, dans ce cas il faudra impérativement passer par un des maisons reconnues pour publier les livres (au nom de la « véritable maison d’édition », pas la vôtre), comme les presses d’état, moyennant paiement, bien entendu [cas déjà rencontré en 2010 !].
- IL avait été aussi question pour les maisons d’éditions de passer par un correcteur unique avant le passage au MIC. Ce correcteur était déjà nommé : Madame Phannaly. Devant le Tollé général, cette option a été retirée.
- D’après le MIC, Les maisons d’éditions ne sont plus des sociétés privées, (mais alors quoi d’autre ?), et donc ne peuvent plus avoir le nom par exemple de Maison d’éditions Company. Le nom doit changer ! Mais qu’en est-il du nom et cachet officiel reçu par le Ministère du Commerce et de l’Industrie que chaque entreprise lao est tenu d’utiliser ?
- Les autres ministères et organismes d’état sont tenus de suivre cette procédure ?!
Cela sent donc encore beaucoup l’improvisation et constitue encore un nouveau frein à l’édition au Laos, qui n’a pas encore besoin de cela face aux difficultés d’installer un tel business.
Pour rappel MIC = Ministère de l’Information et de la Culture qui donne la permission d’imprimer les livres.
17 décembre 2009 : L'édition laotienne en danger
Une réunion obligatoire a été organisée par le département Publication du ministère de l'Information et de la Culture (MIC) pour tous les editeurs sous peine de se voir annuler la licence d'édition. Cette journée et demie des 16 et 17 décembre doit permettre au MIC d'expliquer les nouvelles directives aux maisons d'éditions.
Premier point de discussion, la diminution des taxes sur la chaine de l'impression du livre : Taxe d'importation du papier, taxe chez les imprimeurs, taxe sur la vente: Le MIC souhaiterait faire diminuer ces taxes
Directives à appliquer :
- Limitation à un seul type d'édition : pour adultes ou pour enfants mais pas les deux !
-Obtention de licences différentes pour éditer des livres ou pour en vendre !
- Imposition d'un conseiller pour "corriger les textes" avant le passage au MIC, ce conseiller pour la littérature enfant sera Madame Phannaly, dont les qualités d'écrivaines ne sont pas reconnues par tous les éditeurs.
Ces mesures n'auront que des effets négatifs pour les éditeurs : museler la création, empêcher le développement de l'édition. EN fin de compte ce sont donc les enfants qui auront donc moins de choix donc mise en danger plus grande encore de la langue lao à long terme puis qu'il sera plus facile d'acheter et vendre des livres en thaï qu'en lao.
Novembre 2009 :
Xang Noï vous présente ses 2 nouveaux livres:
Une série de 2 imagiers tout en couleurs d'un format de 21 x 21 cm. Chaque double page aborde un thème nouveau : Tome 1, on y trouvera la famille, le corps, les vêtements, l'école, les jouets,... Le tout en lao.
Le second tome s'ouvre sur le monde extérieur : les sports, l'orchestre et ses instruments, la rue, la plage,...
Pour les enfants à partir de 2 ans, des heures de plaisirs garanties pour appréhender le monde extérieur. A lire avec son Papa ou sa Maman.
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